Kampai Garden, une oasis fantaisiste au cœur du centre-ville

Amlyne Phillips ne regrette pas ses choix après avoir conçu un espace. Pour le Kampai Garden, la jeune designer avait le mandat de transformer 10 000 pieds carrés en un restaurant, tenu par le chef Antonio Park, suggérant l’ambiance d’un beergarden.

Non, rien de rien, non je ne regrette rien
C’est sa devise pour ses conceptions en aménagement intérieur en souvenir d’une chanson de son enfance. L’enseigne de néons renforce l’ambiance que la designer souhaitait créer pour ce lieu qui propose différents univers : « Je voulais m’assurer que le design fonctionne pour un restaurant, mais qu’après minuit, l’endroit soit chaleureux, propice à prendre un verre et à rester plus longtemps pour faire la fête. »

L’harmonie dans un lieu éclectique
Afin de maintenir une continuité entre les différentes sections du lieu, Amlyne Phillips a utilisé une céramique noire et blanche qui traverse l’espace long et étroit. L’avant est très industriel et moderne, avec une touche de fantaisie exprimée par la présence du rose, des plantes et des antiquités alors que l’arrière qui accueille un restaurant haut de gamme est plus en retenue. Avant d’entrer dans le beergaden, on retrouve des tables de partage, des tables de billard et des fleurs «Je voulais faire une place étrange où on n’est pas trop certain de ce qui se passe dans le milieu. J’ai opté pour un style opium den (fumerie).»

Fenêtres en angle, colonnes de béton et de briques, la designer a travaillé avec les structures existantes de cet ancien club vidéo pour en aménager l’espace : « Je n’ai pas essayé de les cacher, je trouvais qu’ils offraient une belle texture. »

Une histoire de collaboration
Bien qu’elle aime être impliquée dans la création de chaque élément des espaces qu’elle développe, Amlyne Phillips s’entoure de plusieurs collaborateurs. Parmi ceux-ci, Aurore Danielou, une artiste et illustratrice qui a conçu la tapisserie. Lamberts & fils signe les lampes de zinc en forme d’escalier. Plus qu’un choix esthétique, la récupération est un choix éthique de la designer. Ce qui explique que la majorité des lampes du Kampai Garden sont recyclées et revampées par la designer. L’espace comporte également 6 buffets antiques dont les origines vont des années 1880 à 1950. «J’aime les plantes parce qu’elles représentent la vie et les antiquités parce qu’elles ont une histoire.»

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