Revaloriser une résidence moderne de Ste-Foy

C’est dans un esprit de cocréation entre l’équipe de PARKA et le designer Guillaume Sasseville que cette résidence de Ste-Foy a été actualisée. Malgré l’apparence défraîchie que la maison affichait lors de sa mise en vente, l’acheteur a su repérer le potentiel de cette résidence des années 1970, sachant qu’un réaménagement des aires de vie ainsi qu’une réorganisation des circulations s’imposait.

Au cours du projet, plusieurs interventions simples ont permis de révéler les qualités matérielles, parfois oubliées, de l’époque. « Avec le temps, l’accumulation fait en sorte que l’on perd certaines qualités intrinsèques du bâtiment. Pour les retrouver, nous sommes revenus à l’essentiel, et avons fait dialoguer les nouvelles interventions avec la conception originale », explique l’architecte du projet. Par exemple, en épurant et en harmonisant les matériaux, la structure d’acier se révèle et le lattage de cèdre reprend son attrait original.

Dans cet esprit, une des interventions essentielles aux yeux de l’équipe de conception et du client était l’agrandissement de la fenestration, permettant désormais d’ouvrir davantage la résidence sur la nature environnante. Par conséquent, l'architecte a privilégié le fabricant de portes et fenêtres Shalwin puisque ses produits ont la particularité d'offrir une plus grande surface de verre que celles offertes chez d'autres manufacturiers.

De manière plus fonctionnelle, la circulation verticale a été modifiée afin de bonifier la superficie de la cuisine, optimisant alors les déplacements au quotidien. D’ailleurs, cette modification a permis la création d’un nouveau garde-corps, composé de lignes géométriques et simples ; un travail sensible aux détails constructifs d’origine.

Au rez-de-jardin, les circulations sinueuses ont été décloisonnées afin d’ouvrir les pièces les unes sur les autres. C’est une grande porte coulissante de couleur Miel de trèfle (6095-54) chez Sico qui divise désormais l’espace. Cette réorganisation générale a permis d’ajouter du mobilier intégré, caractéristique souvent présente dans ce type d’habitation.

Initialement, la cuisine de type laboratoire était isolée de l’aire de vie du rez-de-chaussée. À ce propos, Luc Bélanger, architecte fondateur de PARKA précise que « les cuisines et les salles de bain des maisons de cette époque ne concordent plus avec nos attentes et nos modes de vie. Ce sont souvent ces pièces qui doivent être repensées lors de la rénovation d’une maison d’une autre époque. » De cette façon, la démolition du mur diviseur entre la cuisine et la salle à manger a permis de créer un espace plus spacieux, au cœur de la maison.

Cette première phase de rénovation s’est déroulée avec un client intéressé et impliqué. La phase suivante sera réalisée prochainement afin de conserver et d’actualiser les façades atypiques de cette résidence.

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